Georges Lautner met les pendules à l’heure : à propos du Monocle

Monocle00001Avec Georges Lautner nous avions eu deux occasions manquées (lors du 5e Salon des séries et lors du colloque consacré à Richard Matheson). La troisième occasion a été la bonne ; elle a été même très bonne. Il faut dire que Georges Lautner ne manque pas une occasion de descendre dans la région niçoise dès qu’il le peut. J’ai eu l’occasion d’avoir Georges Lautner plusieurs fois au bout du fil pour préparer le salon. Il m’y parla de ses soucis. Je n’étais pas préparé à la personnalité qu’allait me faire découvrir ce débat ; et je pense que les trop peu nombreux participants ont été aussi enchantés de la découverte. Les quelques interviews que j’avais vu de Georges Lautner me donnaient l’impression d’un homme aimable, plus sérieux que les films qu’il réalisait, plus effacé aussi. La découverte de films comme « Le septième juré », « La route de Salina », « Mort d’un pourri », « Gallia », « Arrêtez les tambours » ou « La maison assassinée » m’avaient détrompé sur le dernier point. Mais j’étais de ceux qui pensaient que la drôlerie des « Tontons flingueurs » venait avant tout d’Audiard. C’était une erreur. Le document qui suit démontre tout le contraire. Vous allez voir je crois un Georges Lautner comme vous ne l’avez jamais vu (mis à part peut-être dans l’interview qu’il fit lui-même de Serge Gainsbourg dans l’émission « Entrez dans la confidence » de 1968). Georges Lautner aime bien déconner et la drôlerie de ses films vient bien sûr des interprètes et dialoguistes de ses films, mais avant tout de lui.

Je voudrais bien sûr le remercier pour sa venue au salon, à deux titres. D’abord parce que je suis très honoré quand un grand réalisateur accepte de venir parler au Salon des séries. Et Georges Lautner est un réalisateur reconnu à juste titre pour « Les tontons flingueurs », « Les barbouzes » et « Ne nous fâchons pas », mais il n’est pas encore reconnu comme le grand réalisateur qu’il est. La seconde raison de le remercier c’est qu’il a accepté de venir parler des « Monocle » alors qu’il est plutôt en promotion des « Tontons » et des « Barbouzes » après leur ressortie en salle et en DVD. Beaucoup sans doute vont découvrir l’existence des Monocle en écoutant cet entretien de Georges Lautner. J’espère que cela leur donnera l’envie de regarder les films ; des films qui n’ont rien à envier en drôlerie aux « Barbouzes » et à « Ne nous fâchons pas ». Mais il est vrai qu’aujourd’hui Paul Meurisse est un peu oublié alors qu’on se souvient encore, et comment faire autrement, de Lino Ventura. Alors soyez curieux et regardez les trois Monocle (« Le monocle noir », « L’oeil du monocle », « Le monocle rit jaune »).
http://serialement-votre.etron.fr/video/salon2009-05.flv
Enfin j’aimerais exprimer ma satisfaction d’avoir fait la connaissance avec Robin Davies, le réalisateur de « J’ai épousé une ombre » avec Nathalie Baye et de « Ce cher Victor » avec Bernard Blier et Jacques Dufilho, qui était venu accompagner Georges Lautner.

Les images sont de Florence Enjalbert.Monocle00002

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